Château Mesola Delizia des ducs Este seigneurs de Ferrare en Émilie Romagne
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Mathilde de Canossa, seigneuries, Émilie-Romagne

Mathilde et les États pontificaux

De Mathilde de Canossa aux États pontificaux, le Moyen Âge de la région. Nous sommes au cœur du Nord-Est de l’Italie ou se trouvent de nombreux sites historiques, artistiques et culturels. Surement une des caractéristiques du territoir de l’Émilie-Romagne. Les forteresses et les châteaux se succedent de Plaisance à Rimini. Ainsi que des villes charmantes, des villages pittoresques et de belles églises paroissiales. En conclusion, un trésor qui s’étend de la mer Adriatique à la plaine du fleuve Pô et aux Apennins.

De la plaine du fleuve Pô aux Apennins.

Cependant, sur ces terres, les châteaux témoignent tous les événements du Moyen Âge. Comme le duché de Parme et de Plaisance qui possède 300 ans d’histoire. Mais la plupart des forteresses et des châteaux qui ponctuent les collines environnantes remontent aux temps anciens. Tout d’abord, à la fin du Haut Moyen Âge, on trouve un personnage de premier plan absolue. Un chef féodal puissant qui dominait tous les territoires italiens au nord des États pontificaux. Elle s’appelait Mathilde de Canossa.

La comtesse Mathilde et les châteaux impénétrables

En fait, on a construit des murs fortifiés pour protéger tout l’état féodal où la grande comtesse Mathilde régnait entre le XI et le XII siècle. En outre, ils ont construit des châteaux entre les rivières Taro et Reno afin de défendre son domaine. Et aujourd’hui, grace à cette époque là, nous pouvons voir un réseau de nombreux fortifications. Surtout entre les villes d’art de Reggio d’Émilie, Modène et Bologne.

Qui était Mathilde de Canossa

Elle était une femme puissante, mais seule. Surement ces deux mots renferment les lignes fondamentales du portrait de Mathilde de Canossa. Tout d’abord, entre le XIème et le XIIème siècle, elle menait tout le domaine lombard. Mathilde était si puissante parce qu’elle recevait de son père Boniface un héritage immense. En détail, un domaine qui s’étendait de Brescia, en Lombardie, au nord de la région du Latium. Et elle était seule à l’administrer et à le contrôler. Pendant une période, d’ailleurs, où le pouvoir féodal s’effritait lentement, laissant la place aux communes et aux villes. En fait, la féodalité était le seul pouvoir qu’elle reconnaissait, ainsi que celui de l’Église.

Des vallées aux montagnes

Mais, tout d’abord, c’était une femme. Cependant, une femme discutée et critiquée dans une société masculine. Une société qui, sauf pour quelques exceptions, ne pouvait pas accepter l’exercice féminin du pouvoir. Et comment Mathilde pourrait-elle faire cela, sinon de rendre sa présence concrète et tangible? Ainsi, la comtesse itinérante se déplaçait dans ses immenses terres en été et en hiver. Même sous la neige et le soleil brûlant. Ainsi que le long des sentiers de montagne escarpés et les larges vallées. Et elle administrait également la justice, inaugurait des églises, rencontrait le pape et les représentants politiques. En plus, elle apaisait les émeutes et, quand c’était nécessaire, elle organisait la guerre contre les ennemis.

Mathilde et l’humiliation de Canossa

En conséquence, ces événements ont laissé une marque profonde en ce troisième millénaire. Surement, ils ont marqué un passé intense et dramatique. En tout cas, dans ces terres maintenant appelées « mathildiques », nous y trouvons des traces indélébiles. Aujourd’hui, ce territoir est d’un grand intérêt pour ceux qui décident de le visiter. Mais une première proposition d’itinéraire doit se concentrer sur une zone circonscrite: la verte vallée d’Enza. En fait, cette vallée a été le témoin de l’événement principal de la figure de Mathilde de Canossa qui restera au fil des siècles. L’humiliation de Canossa, ou pénitence de Canossa, imposée en 1077 à Henri IV, l’empereur de Franconie. Par Ildebrando Aldobrandeschi, qui est devenu pape en 1073 sous le nom de Grégoire VII.

Du féodalisme de Mathilde à la société communale

Mais la comtesse Mathilde mourait en 1115 et elle était la dernière représentante de la dynastie Canossa. Donc on assiste au développement des communes, l’expression des classes commerciales et militaires. Après le conflit avec l’empereur Frédéric Barberousse, il y a une croissance démographique qui est inexorable. En conséquence, dans la région de l’Emilie Romagne, les villes se remplissent d’importants centres commercials. Sûrement, en raison de la richesse originaire de la campagne. Et en plus, dans cette période, il y a la fondation de l’Université de Bologne. Cela commence bientôt à attirer de jeunes étudiants et des personnalités de toute l’Europe.

La guerre pour les investitures

Par conséquent, cela crée les conditions pour affirmer Bologne comme le centre le plus important de la région. Suivie par Ferrare et Parme, qui grandissent les deux en population et en richesse. Au contraire, Ravenne subit un processus inverse, en raison de la décrue progressive de la mer. Donc, l’histoire devient plus complexe et elle s’enrichit de nouveaux protagonistes. Dans le contexte de cette guerre d’investitures, nous voyons les différents pouvoirs se déployer envers l’Église de Rome ou l’empereur. En conclusion, tout le monde se dispute la région de l’Émilie-Romagne qui était le centre de tout événement.

Des communes aux seigneuries

En 1249, Bologne était en guerre contre la ville de Modène. Par conséquent, ils réussissent à capturer Enzio, qui était le roi de Sardaigne, et fils illégitime de l’empereur Frédéric II du Saint-Empire. En même temps, les châteaux et les fortifications commencent à parsemer toute la région. Dans cette période, les tensions, même au sein d’une même commune souvent divisée en factions, se manifestent continuellemant. Cependant, ils trouvent une solution, en passant par l’étape du gouvernement du podestat, avec la naissance des seigneuries.

Les Seigneuries

Donc, certaines d’entre elles étaient les Bentivoglio à Bologne, et les Este dans les villes de Modène, Reggio et Ferrare. Eh bien, cette dernière famille est sûrement la grande protagoniste du XV et XVI siècle dans la région de l’Émilie-Romagne. En outre, d’autres puissantes dynasties féodales sont les Pallavicino dans la région entre Crémone, Parme et Plaisance. Ainsi que les Visconti et les Sforza au nord de la région.

Ferrare et la famille d’Este

La famille d’Este s’établit dans la ville de Ferrare, en position stratégique sur la vallée du Pô déjà au XIIIe siècle. Mais c’est au siècle suivant que les D’Este jettent les bases de la splendeur de la Renaissance de Ferrare. Donc, à la fin du XIVe siècle, ils construisent leur château et ils consolident les fortifications. Et en plus, ils fondent l’Université. En conséquence, au XVe siècle, Ferrare s’affirme comme un centre politique et, surtout, culturel. En conclusion, nous trouvons des politiciens intelligents, raffinés, cultivés et sans scrupules. Mais aussi, la famille d’Este accueillera à sa cour les artistes et les écrivains les plus importants de l’époque.

L’addition herculéenne

Parmi les écrivains, on trouve Ludovico Ariosto dit l’Arioste, né à Reggio d’Émilie, ainsi que Torquato Tasso dit le Tasse. En conséquence, ils réaliseront leurs chefs-d’œuvre à la famille d’Este: le « Roland furieux » et « La Jérusalem délivrée« . Cependant, Ferrare rejoint l’apogée de sa splendeur à la fin du XVe siècle. Lorsque Hercule Ier d’Este commande à Biagio Rossetti la refonte de la ville. Par conséquent, un travail qui est passé à l’histoire comme « L’addition herculéenne ». Comme résultat, l’architecte a agrandi Ferrare qui se présente comme une ville modèle du point de vue urbain et architectural.

Les « Delizie Estensi »

À signaler les « Delizie Estensi » qui sont situés le long du cours du fleuve Pô. Dans le détail, ils étaient les résidences des ducs de Ferrare. Maintenant, ils font partie des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parce qu’ils « illustrent d’une manière exceptionnelle l’influence de la culture de la Renaissance sur le vaste paysage ».

La famille des Malatesta et des Montefeltro

En outre, la plupart des douces collines d’Imola et de Faenza ont des forteresses imposantes datant du Moyen Âge. Là, on parle d’une région sous le domaine des Malatesta et des Montefeltro. Sûrement, leurs châteaux marquent jusqu’à nos jours la crête entre les montagnes des Apennins et la plaine si florissante. En particulier, le territoir entre les provinces de Rimini et de Césène.

Le XVIe siècle

Mais l’importance stratégique et économique de l’Émilie-Romagne est telle que les pressions deviennent insoutenables. Même pour les puissantes seigneuries. Comme résultat, l’autorité temporelle du pape prend le contrôle de la plus grande partie de la région. D’abord avec l’annexion de Bologne (1506) et ensuite de toute la région de la Romagne. En outre, avec la création du Duché de Parme et Plaisance (1545) assigné à Pierre-Louis Farnèse, fils du cardinal Alexandre Farnèse, le futur pape Paul III.

La stabilité dans la région

L’occupation sera pratiquement terminée en 1598, quand Ferrare passe également sous le contrôle direct du pape. Par conséquent, il ne laisse aux d’Este qu’une souveraineté éphémère dans les villes de Modène et Reggio d’Émilie. A noter, les d’Este vont élire Modène comme nouvelle capitale de leur seigneurie. Donc, pendant cette période, dans la région de l’Émilie-Romagne nous trouvons trois principaux domaines: le Duché des Farnèse, des Este et la légation des États pontificaux. La population s’établie, et Bologne est, après Rome, la deuxième ville plus importante des États pontificaux. Par conséquent, une population qui s’était développée progressivement au cours des siècles précédents. Un événement qui a fait de la région l’une des plus densément peuplées et des plus riches d’Europe.

Carte des châteaux et des forteresses

Il y a environ 150 châteaux et forteresses dans la région de l’Émilie-Romagne. Sûrtout, des lieux qui ont préservé leur beautés, riches en histoire et en tradition. Donc, dans la carte ci-dessous, vous trouverez quelques-uns d’entre eux. En particulier, ceux du fief de Matilda de Canossa et du domaine des Malatesta. Ainsi que les « Delizie » de la seigneurie d’Este.

Émilie-Romagne, châteaux et forteresses

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